La 1ere DFL de Roland Busson, Recit d'un jeune volontaire

La 1ere DFL de Roland Busson, Recit d'un jeune volontaire
Je suis né en 1925, engagé volontaire dans la 1 ère DFL, j'habitais à OUJDA, ville frontière algéro-marocaine où mes parents tenaient un restaurant. Ayant raté mes études, je m'occupais en faisant quelques petits boulots de ci de là, saisissant les opportunités qui se présentaient. Cependant, je me sentais la plupart du temps desoeuvré, et j'étais en conflit continuel avec mon père.

Un jour, il me menaça de me renvoyer de la maison (bon, j'étais sûr qu'il ne l'aurait pas fait), mais il m'avait blessé et je n'avais qu'une idée en tête : c'était de ne plus être à la charge de mes parents. Le soir de la dispute, alors que j'étais avec mes copains dans mon bar habituel, des soldats français en tenue anglaise portant une croix de lorraine sur la manche, entrent dans le bar à fin de se désaltérer. Nous engageons aussitôt la conversation et ils nous racontent un peu leurs aventures notamment qu'ils étaient allés chercher du matériel neuf américain et qu'ils rejoignaient leur unité. Et moi de demander si l'on pouvait s'engager chez eux. Un caporal nous répond que justement sa compagnie recherchait un tourneur, "Je suis votre homme", lui ai-je déclaré.

Il me propose de l'accompagner jusqu'au camp pour y rencontrer leur officier. Ce que je fais. En arrivant, par l'intermédiaire d'un adjudant chef, je rentre en contact avec le lieutenant. Le lieutenant me pose quelques questions concernant mes aptitudes professionnelles et je lui réponds que je venais de quitter la société "Méditerranée-Niger" qui construisait une ligne de chemin de fer pour laquelle je travaillais comme tourneur. Mais j'avais omis de lui dire que je n'y étais que comme apprenti... enfin on verra bien et j'ajoute que mes trois amis qui m'avaient accompagné aimeraient aussi s'engager. Il demande à les voir et leur dit d'être là le lendemain pour le départ à 6 heures.

Le matin, j'étais à l'heure mais seul, aucun de mes amis n'étaient venus (il faut dire à leur décharge que c'est moi qui avais insisté pour qu'ils s'engagent car je ne voulais pas partir seul). On démarre quand même. On me couche dans l'ambulance comme malade afin de pouvoir passer la douane.

Mission réussie, on roule jusqu'à Sidi Bel-Abbès (pays de la légion) où j'ai passé toute mon enfance. Une bonne partie de ma famille y demeurait encore et il me tardait d'aller les voir. J'ai demandé au chauffeur de l'ambulance, de me prêter une tenue. Il demande alors au chauffeur sénégalais s'il veut bien me prêter des siennes. Il me donne un pantalon et une chemise d'été kaki. C'est un sénégalais qui mesurait environ 1 m 85 et moi 15 cm de moins si bien que j'ai du plier et replier plusieurs fois le pantalon et la chemise pour que cela puisse m'aller.

J'ai dîné dans ma famille et j'ai essayé de décider mon cousin de s'engager avec moi. Je réussis à le convaincre et on se donne rendez-vous le lendemain matin à 6 h.

Mais devinez qui je vois arriver le matin ! Ma tante avec une grosse canne... Bien sûr je ne l'ai pas attendu et je suis reparti au camp.

Enfin, je ne vais pas vous raconter ce long périple à travers l'Afrique du Nord, je pense une distance de prés de 4.000 km je ne sais pas au juste. Nous sommes arrivés à la frontière Tripolitaine (Libye). Une partie du convoi nous quitte et nous nous allons vers tripoli, à Zouara exactement. Là, l'adjudant m'emmène vers un camion atelier et je suis confronté à l'épreuve de vérité ; il me remet le plan d'une pièce à fabriquer qu'il m'a fallu centrer.... et pour quelqu'un qui a essayé de faire cela une ou deux fois, c'est très difficile sinon pratiquement impossible. L'adjudant a tout de suite compris et dix minutes après, j'étais hors du camp sans un sous et sans avoir mangé, ne sachant pas où dormir.

Des militaires du camp ont eu pitié de moi, ils m'ont prêté une tente et me donnent de quoi me nourrir. Le lendemain, je fais la tournée des quelques compagnies qui stationnaient encore dans ce pays pour être engagé. Sans succès ! ,J'ai eu le malheur de leur dire que j'avais 18 ans et naturellement ils m'ont trouvé trop jeune et ne voulaient pas prendre de risques.

J'apprends que ce qui reste de la division ne va pas tarder à rejoindre ses unités qui se trouvent déjà en Tunisie. Je réussis à me cacher, avec la complicité du chauffeur, dans un camion Bedford qui doit rejoindre la Tunisie.

Me voilà arrivé à NABEUL, la 1ère chose qui me surprend c'est cette grande croix de Lorraine en pierre qui épouse toute une colline. J'ai su plus tard qu'à cet endroit, ce trouvait un camp de discipline très sévère pour des soldats de la division qui avaient fait des conneries, certains ont même été attachés avec du fil barbelé, ils y passaient toute la nuit.

J'ai continué à faire mes recherches pour entrer dans l'armée mais cette fois en prenant soin de dire que j'avais 21 ans. Et hop, c'était parti ! Il faut dire qu'à l'époque, les officiers n'étaient pas trop regardants question identité ils pratiquaient comme dans la légion.

Dans ma compagnie, nous faisions presque tous les jours des marches à pieds de 40km, portant un paquetage pesant dans les 35kg.

Pour ce qui est de la guerre en Tunisie, tout était terminé et il y avait eu pas mal de bombardements. Le port de SOUSSE avait été pratiquement rasé.

Nous étions dans une caserne qui portait le nom de " caserne Montauzan". Beaucoup de Tunisiens cachaient chez eux les Allemands qui n'avaient pu embarquer et nous en avons déniché pas mal.

Nous allions souvent en permission à Tunis pour nous défouler un peu et il arrivait souvent que nous nous bagarrions avec l'autre armée française que nous appelions dédaigneusement les "GIRAUDISTES".

Mes parents n'avaient aucune nouvelles de moi depuis prés d'un an (ma mère me croyait mort) ; j'ai fini par leur écrire.

Par la suite on m'a affecté dans un atelier léger (AL3) il y avait aussi deux ateliers lourds (AL1 et AL2). Nous avons été rejoint par bon nombre de français qui s'étaient évadés de France en passant par l'Espagne où ils étaient internés. L'Espagne à ce moment là est sous le régime franquiste et fraternisait volontairement avec les Allemands. Ils échangeaient un français contre un sac de farine puis les laissaient partir vers l'Afrique du Nord.

Un certain moment avant notre départ pour l'Italie, nous avions repeint toutes les plaques d'immatriculation, en majuscule, nous avions mis "MF" alors que nous étions certains d'aller remplacer la 2eme DB à Casablanca et eux embarquer pour l'Italie. C'était les bruits qui circulaient dans la division ; et "MF" sur nos véhicules remettait tout en question pour nous nous traduisions Midi de la France.

Nous avons embarqué en avril 1944 à Bizerte direction Naples. Nous avons été dans plusieurs camps : Albanova, Aversa, Bagnoli. Nous sommes remontés vers Cassino ou nous avions croisé les Tabors marocains, le Garrigliano, Rome, Sienne, ensuite nous sommes redescendus dans le sud de l'Italie en passant par la Calabre et nous sommes arrivés à côté de Tarente. Les Italiens dans cette région ne nous aimaient pas particulièrement, ils avaient même assassiné des fusiliers marins de notre division dans leur tente pendant leur sommeil. Il y a eu pas mal de bagarres.

Je ne me rappelle plus si c'est dans ce coin que nous avions embarqué sur les Liberty-ships ou si nous étions retournés à Naples. Toujours est-il que nous avions passé une journée complète en pleine mer, les navires immobiles. Nous pensions que nous étions en avance pour le débarquement, il y faisait très chaud



LE DEBARQUEMENT
Pendant cette traversée, nous ne savions pas du tout ou nous allions, ce n'est seulement qu'à la dernière heure en voyant les côtes que nous avons été réunis sur le pont et que nos officiers nous ont montré la côte en nous disant : nous sommes arrivés en France et, en l'occurrence, la plage de Cavalaire. Et tous en coeur nous avons entonné ce chant (j'en ai la chair de poule encore en y pensant) "CETTE BRUNETTE AUX YEUX DE PARADIS CA SENT SI BON LA FRANCE".

On nous a alors distribué une grande quantité de conserves, chewing-gum, chocolat, cigarettes en nous expliquant que les Français ne mangeaient pas toujours à leur faim et qu'il fallait que nous fassions cette distribution. Il y avait aussi beaucoup de pain de mie car c'était un équipage anglais qui nous faisaient la cuisine (vive la cuisine anglaise!!).

On nous avait jeté des filets en corde le long du bastingage pour nous faciliter la descente dans la mer. Le génie américain est venu avec de longues cordes qui étaient déjà ancrées sur la plage et nous avions attaché ces cordes à l'avant notre navire en prenant bien soin de les tendre pour éviter de s'enfoncer dans l'eau. Dans notre petite tente, nous avions fourré tout le pain de mie et aussi mon fusil et me voila à descendre dans la flotte. Quand je suis rentré dans la mer en me tenant à mon filin qui à mon avis n'était pas bien tendu, et bien j'ai perdu pieds en disant adieu mon pain de mie et un bon nettoyage pour mon arme.

Quand nous sommes arrivés sur la plage de Cavalaire le 16 août 44 vers les midi, il y avait déjà des trous creusés dans la plage, c'était des noirs américains qui les avaient creusés la veille, à leur arrivée pour s'abriter, car je pense qu'ils avaient subit une ou plusieurs attaques.

Nous avons aperçu un homme (un officier mais l'on distinguait mal ses galons) qui nous donnait des ordres. Nous avons su plus tard que cet officier se nommait Jean-Pierre AUMONT.

Des enfants en grand nombre sont venus vers nous en courant, et dans le même temps un mouchard allemand (un avion d'observation) s'est mis à nous balancer des grenades à main. Aussitôt nous avons plongé avec les gosses dans les trous, cela a duré une dizaine de minutes, nous sommes ressortis et les enfants se sont mis à nous embrasser comme des fous : c'était la première fois qu'ils voyaient des soldats français.

C'est à ce moment là que nous avons commencé la distribution, sauf naturellement le pain de mie qui fondait entre nos doigts dés que nous voulions le saisir.

Nous sommes restés jusqu'en fin d'après-midi puis nous nous sommes mis en marche sur le bas côté de la route en file indienne pour éviter de sauter sur les mines "antipersonnel". On appelait cela (excusez l'orthographe) "chaumines".

Nous avons pu passer la nuit dans un champ et le lendemain nous sommes arrivés à Saint-Tropez.

Nous avions traversé une colline en pente avec beaucoup d'oliviers. Nous n'étions pas loin du centre quand soudain, un monsieur en short déchiré et pieds nus (il ne payait vraiment pas de mine) nous interpelle et est tout étonné d'entendre parler le français. Inutile de vous dire la joie qui a illuminé son visage, il nous a aussitôt invités à entrer chez lui dans une magnifique villa, nous a fait asseoir dans la salle à manger et nous a présenté un beau gros poulet rôti (mama mia) et je ne me rappelle plus quand j'avais mangé ma dernière volaille. Et juste à ce moment là nos mouchards reviennent, il y en avait au moins deux et ils nous balancent des grenades à main. Inutile de vous dire que nous ne nous sommes pas démontés, sur les conseils du proprio nous sommes descendus dans une grande cave, qui avec sa cuisse, qui avec son aile ou son croupion, et nous avons fini le dessert en haut.

Je voudrais ici ouvrir une parenthèse en vous disant que souvent nous avions très peur, surtout pendant la campagne d'Italie où il m'est arrivé de boire 1/4 de gnole avec souvent de l'éther dedans, c'est pour cette raison que dès que nous avions l'occasion de nous marrer on ne s'en privait pas.

Quelques jours après nous étions repartis en longeant la côte pour nous arrêter dans un petit village qui s'appelait LA LONDE LES MAURES, la nuit même nous avons essuyé un raid mais un raid de moustiques ! Heureusement que nous avions nos moustiquaires, mais ils réussissaient à s'infiltrer. C'est à partir de cet endroit que la vraie bagarre a commencé.



Avant l'entrée de Hyères il y avait un pont et dessous une rivière complètement à sec, sur l'autre versant de cette rivière assez haut perché, se trouvait un grand hôtel, je crois qu'il s'appelait "HOTEL DU GOLF" je pense que c'est ce nom, mais qui maintenant, d'après ce que j'ai entendu, n'existe plus. Nous avions libéré Hyères, mais cet hôtel était devenu le point de résistance des allemands qui tenaient toujours. Nous n'avions pu les déloger malgré toutes les attaques successives de la Division. Ils avaient des tireurs d'élites qui étaient postés sur le toit de l'hôtel qui dominait la route menant à Hyères. Ils allumaient tous ceux qui passaient à découvert nous étions souvent obligés de nous mettre à plat ventre dans nos half-tracks pour traverser cette zone dangereuse.

J'en fini avec cette histoire qui s'est malheureusement terminé avec de nombreux morts de part et d'autre. Un jour, les nôtres ont étés pris dans un piège mortel.
Je m'explique : lassés d'être harcelés par nos attaques à répétition "les schleus" avaient décidé de se rendre en levant le drapeau blanc. Ce jour là c'était les Sénégalais qui étaient en poste devant. Tout heureux, ils se sont mis à descendre dans le lit de la rivière pour remonter vers l'hôtel, et une fois presque tout le monde en bas, les "schleus" se sont mis à tirer sans discontinuer faisant de nombreux morts : un véritable massacre ! Mais les noirs ne se sont pas dégonflés, ils ont continué et pris d'assaut l'hôtel et à ce moment là il n'était plus question de faire des prisonniers, ils y ont été au coupe-coupe.Avant de quitter Hyères, je voudrais remercier la famille HUMBERT dont la maman à cette époque, tenait un magasin en face de l'église et une de ses filles était devenue ma marraine de guerre, elles m'ont reçu avec beaucoup de gentillesse et d'amour, je faisais partie de la famille.

Nous avons quitté cette région pour remonter la vallée du Rhône il y avait très peu de résistance, les Allemands fuyaient ou se rendaient, nous ne savions plus ou les mettre.

Nous passons une nuit et une journée à St Etienne et nous rentrons à LYON par Franceville ou Francheville le haut, près de la demi-lune. Cette ville, où est né le Général BROSSET, a été en partie libérée par les FFI, nous leur avons donné un coup de main le long du Rhône dans la ville pour déloger quelques nids de résistance allemands qui étaient secondés par des miliciens.

Ensuite nous sommes remontés vers DIJON et BESANCON pour atterrir dans un petit village prés de LURE qui s'appelait MAGNY-VERNOIS. Le cantonnement était une petite usine ou l'on fabriquait des cuisinières, ce qui ne nous a pas empêchés de geler car il y faisait très froid à cette époque. La première chose que nous faisons dans des cas comme celui ci, (système D oblige) c'est de nous débrouiller pour aller loger chez l'habitant. La dame qui m'a hébergée m'avait fait renter dans une chambre avec un lit haut sur pied et de bonnes couvertures bien chaudes.

Là je voudrais vous raconter une anecdote. Après avoir passé la nuit au chaud par terre à côté du moelleux de mon lit ou je n'ai pu rester (trop mou), je suis réveillé par une grosse rumeur qui monte de la rue, je me lève j'ouvre ma fenêtre et en même temps je suis rejoint par la maîtresse de maison qui souriait, et nous voyons une vingtaine de personnes qui crie "LE VOILA" mais aussitôt ont l'air déçues ; me tournant vers ma propriétaire d'un air interrogateur, elle me dit qu'il y a deux nuits Jean-Pierre AUMONT avait dormi dans ce lit.

C'est aussi dans cette région que notre Général est mort accidentellement, lui qui avait, maintes et maintes fois, défié la mort en montant souvent en première ligne avec ses chars, la tête toujours au-dessus de la coupole alors que ses hommes le suppliaient de rentrer à l'intérieur du char. Il est mort tout bêtement, sa jeep s'est renversée dans le lit d'une rivière qui portait un nom à faire sourire "l'oignon" (je ne sais pas si c'est l'orthographe exacte), mais l'eau étant gelée, il a eu une congestion.

Nous restons jusqu'aux environs de Noël dans ce coin. Ensuite la division reçoit l'ordre de faire mouvement vers ROYAN pour libérer ce que l'on appelait "LA POCHE DE ROYAN" où quelques compagnies allemandes s'étaient laissés piéger et ne pouvaient en sortir et qui malgré tout ne voulaient pas se rendre. Nous arrivons dans la bonne ville de SAINTES et nous prenons nos quartiers dans une usine où l'on construisait les fameuses automobiles "HISPANO-SUISA".

La poche de ROYAN est libérée avec l'aide des FFI qui avaient eu le malheur d'avoir comme nom "Le groupe BIRHAKEIM" ce qui faisait sourire et en même temps râler les vétérans de notre division qui eux avaient fait la véritable bataille de BIR HAKEIM.

Nous y passons les fêtes de Noël, et nous repartons dans l'Est à MOLSHEIM et encore une fois nous prenons nos quartiers dans une usine de construction automobiles "BUGATTI" (vous connaissez, je pense).

Ensuite nous rentrons en Allemagne où comme vous le pensez nous ne sommes pas bien accueillis, nous avons d'ailleurs l'ordre quand nous sortons de rester bien groupés pour ne pas se faire descendre. Et là un matin à l'appel et au lever du drapeau, un officier arrive et nous demande si nous sommes d'accord pour avoir 2 mois de permission, bien entendu d'un seul élan sans nous consulter nous levons la main. Oui mais, qu'il continu à dire, il vous faut signer un engagement pour l'Extrême Orient (Indochine). Nous avons pratiquement tous signé (nous pensions que cela valait bien les 2 mois de perm.).

Après ces deux mois de repos bien mérité que j'avais passé en Afrique du Nord, j'ai rejoint les camps de Caïs et la Lègue prés de Fréjus, nous y avons faits nos classes.
notre camps se trouvait à une dizaine de Km de St Raphaël ce qui m'obligeait presque tous les soirs à faire ce chemin à pied pour aller danser, c'était ma passion
et je m'étais fait ami avec le patron du cabaret (La Reserve) qui tenait à ce que je vienne le plus souvent possible pour faire danser les jeunes filles et surtout les
femmes plus agés. Il faut vous dire qu'à cette époque j'étais un bon danseur: swing, tango, paso-doble; je gagnais souvent des concours qui me permettaient
d"améliorer mon ordinaire; la paie de l'armée n'étant pas lourde. et dans ce cabaret j'avais toujours un petit encas et la boisson + un petit pécule (l'utile à l'agréable)
Quand c'était calme, je me rendais au Casino, et c'est là que j'ai fait la connaissance de la famille AZNAVOUR : CHARLES, sa soeur
AIDA, et la femme de Charles: Micheline RUGEL.; et Pierre ROCHE avec qui il jouait et chantait. A ce moment là il n'était trés connu du grand public. Avec sa femme et sa soeur
nous sortions souvent quand le temps le permettait.
Par la suite les AZNAVOUR sont rentrés à Paris avec la promesse de ce revoir.
Mon capitaine qui se nommait INNOCENTI m'avait dans le nez et de ce fait m'en faisait voir de toutes les couleurs. J'ai passé presque tout mon temps à dormir en "taule", alors j'ai décidé de me faire porter malade, je n'avais plus envie de partir en Indochine. J'ai eu la chance d'avoir comme médecin de la compagnie un jeune lieutenant qui avait pratiquement fait toute la guerre avec moi et qui lui aussi avait connu la fille de ses rêves à BOULOURIS et avec laquelle il s'est marié. J'ai su son histoire en lui racontant la mienne et il m'a trouvé des tas de raisons pour être inapte pour l'extrême orient.
Mon cher capitaine m'a fait subir 3 contre-visites et par la suite la seule obligation que j'ai eu c'est de le conduire à Toulon pour embarquer sur le "PASTEUR". Quand le navire s'est éloigné du quai tous les soldats et le capitaine nous regardaient et moi aussi j'ai voulu lui dire au revoir à ma manière : je lui ai fait un immense bras d'honneur.
A ma démobilisation j'ai été travaillé à Paris comme chauffeur pou les américains à la Bastille. J'en ai profité pour rendre visite aux AZNAVOUR où j'ai fais connaisance de leur maman que j'ai beaucoup apprécié et aimé tant par sa gentillesse et son bon coeur. Elle m'a proposée de loger chez eux; et j'y suis resté quelques temps,mais Charles me montrait beaucoup d'hostilité et je les ai quitté en ayant gros sur le coeur. Je n'ai jamis plus voulu y retourner bien que je languissaisde revoir cette gentille famille (sauf Chales bien sur).
Mon histoire s'est terminée là. Je me suis permis de vous la raconter ; même mes enfants l'avaient appris beaucoup plus tard, parce que j'ai maintenant 80 balais et qu'il ne me reste plus beaucoup de temps tout en étant très optimiste quant à la suite de ma vie.

ADIEU MES AMIS
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# Posté le vendredi 10 mars 2006 11:36

Modifié le lundi 16 juillet 2007 19:52

MA VIE DE REPRESENTANT

MA VIE  DE REPRESENTANT
Après la guerre à ma démobilisation à TOURS je suis resté à PARIS j'ai fais quelques
boulots mais voyant que je végétais, je suis rentré chez moi à OUJDA au Maroc à la frontière du Maroc et d'Algérie.
Là dans ma région, en 1946 je pense ; j'ai repris le métier de « placier » dans une cave
de vins et spiritueux ou je visitais tous les bars.
C'est un métier qui me plaisait beaucoup je m'étais aperçu que j'avais un véritable don de vendeur et beaucoup d'initiative. Peu à peu je m'apercevais que cette ville ne
correspondait pas à mes ambitions, et ayant appris que BERGER allait s'installer à
CASABLANCA, je partais vers cette ville et je réussis à rentrer chez BERGER ou
avec son Directeur Mr ARNAUD et son second Mr MICHELET qui venaient tout deux
de Marseille faisions l'inauguration de cette belle usine toute neuve (en 1948 si mes
souvenirs sont bons).

Je rentre comme laveur de bouteilles à 120 frcs mensuel , je suis terriblement déçu mais
je reste en pensant à mon père qui me disait toujours ; il faut rentrer par la petite porte,
et quand ils verront tes capacités tu en seras récompensé. C'est qui s'est passé par la
suite, on m'a attribué la place de livreur et j'allais servir tous les bars ,pour commencer
à CASA et ensuite dans tout le MAROC.

Le produit que nous fabriquions était du 16° et non du 45° c'était la loi au Maroc qui
était un protectorat. Ce produit était instable ; si il passait 2 ou 3 mois sur une étagère il
se décomposait et n'était plus propre à la consommation, ainsi que le froid qui était son
pire ennemi.

Le BERGER marchait bien mais sa fabrication était délicate , et un jour la fabrication a
été ratée, la direction n'y a pas porté attention et ne s'en ai aperçue que quand le
produit a été totalement vendu ; cela à donné un coup à la production qui a perdu prés
de 30% du CA. Le représentant s'étant découragé, monsieur ARNAUD m'a demandé
si j'étais capable de le remplacer, connaissant toute la tournée. J'ai bien sur accepté
avec enthousiasme, et me voilà à visiter tous les jours une trentaine d'établissements
refaisant des dégustations pour redonner confiance aux patrons et de les inciter à ne
pas nous laisser tomber, j'avais même innové sur la façon de vendre le produit : tout
simplement je les rationnais sur la quantité ce qui mettait mes clients en colère « mais psychologiquement cela donnait de bons résultats. J'étais à l'affût de toutes les
manifestations qui se présentaient pour faire connaître le produit.
Ensuite je me suis attaqué aux autres villes du Maroc. Le directeur qui avait changé se nommait SALVY il venait du siège social à Marseille ou il était comptable et il ne connaissait rien à ce travail, il a été éduqué par le chef de fabrication MICHELET et moi même, nous avions pris un représentant pour casablanca ,et j'ai sillonné le reste du Maroc où j'ai installé des dépositaires que j'avais motivé ainsi que leurs représentants et peu à peu j'ai tissé ma toile et j'ai augmenté considérablement mon « litrage » . Mais voilà mes commissions étaient plus conséquentes et le Directeur avec sa femme qui n'avait rien a voir avec notre travail mais qui logeaient au dessus de l'usine et influençait son mari , étaient devenus jaloux ,et trouvaient que je gagnais trop.

A partir de là il y a eu un travail de sape qui a fini par me démotiver, J'étais complètement démoralisé et traumatisé à l'idée de perdre ma place; je n'avais plus ma motivation, il m'était difficile de faire mon travail correctement et j'allais tous les après midi au cinéma,je savais que j'allais être obligé de donner ma démission ;toutes les réunions se passaient sans moi, le directeur avait embauché 2 nouveaux représentants et il faisait comme si je n'existais plus.

Un jour en allant rendre visite à un de mes grossistes ;je suis informé que la Maison RICARD allait s'installer dans notre ville. Inutile de vous dire que cette nouvelle me remplit de joie avec le secret espoir d'aller les voir sans tarder. Ayant obtenu tous les renseignements sur la maison qui allait avoir l'exclusivité RICARD.

Sans tarder je me suis rendu à l'adresse de cette société qui avait pour nom la SARM
(société anonyme de ravitaillement maritime) et dont le directeur se nommait GUIEU
dont le grand patron M. SAVELLI était de Marseille et dirigeait la maison mère à DAKAR.

Ma rencontre avec ce directeur s'est passé on ne peut mieux, pour lui(là aussi) ce
métier lui était totalement inconnu, et d'un seul coup je lui apportais toutes les ficelles
de ce travail, toute la clientèle du pays sur un plateau , il m'a donné son accord et je
suis devenu l' agent général de la maison (j'exultais intérieurement).
J'ai donc donné ma démission sur l'heure à BERGER et à son directeur et j'ai deviné
chez lui un ouf de soulagement, à a la fin de notre entretien, il s'est empressé de monter
chez luipour avertir son épouse de cette bonne nouvelle...

Moi je m'en fichais royalement j'était rentré dans une maison plus importante que BERGER qu'elle joie(c'est ce que j'avais ressenti à ce moment là) j'étais plein de détermination pour les battre à plate couture.

Avant que l'installation de RICARD soit terminée, j'avais déjà la voiture avec laquelle
j'allais tourner et de temps en temps j'allais faire un tour chez BERGER pour aller voir
MICHELET avec qui j'étais devenu très ami mais auquel je n'avais rien dit de ce que
j'allais devenir ; SALVY tout heureux venait me dire bonjour en me demandant à qui
était cette belle voiture ; je leur répondais que j'étais devenu chauffeur de Maître . Il me
répondait qu'il était très heureux pour moi (que d'hypocrisie).

Pendant que l'usine se montait, j'étais parti à Marseille et ma 1ère visite fût pour BERGER où je vis le Directeur commercial M.DUPOND qui m'introduisit au prés de M.GASSIER le grand patron de chez BERGER à qui je leur racontait toute l'histoire du passage dans leur maison en leur signalant que Berger (Maroc) était dirigé par une femme .
M .GASSIER me demande de revenir sur ma décision je lui répondis que maintenant j'avais donné ma parole à RICARD et qu'il m'étais impossible de revenir, il réfléchit et me propose le dépôt BERGER à Nice ; naturellement je refusais . J'avais d'ailleurs rendez-vous à Ste MARTHE avec M ; RICARD qui voulait faire ma connaissance, nous étions dans son bureau ; quand tout à coup sonne le téléphone , et qui se trouve au bout dufil, (je vous le donne en mille) M.GASSIER tous les deux rentrent dans une discussion assez vive et quand M.RICARD raccroche il me dit ce n'est pas la peine de continuer notre discussion, j'ai tous les renseignements que je désirais. Je suis sorti une fois avec PASQUA,c'était le chouchou du patron. ,nous avons fait une petite tournée dans les environs de Ste MARTHE. Il est même revenu manger dans mon restaurant du temps ou Mr CHIRAC était 1er ministre avec lui bien sur, mais quand j'ai essayé de lui rappeler ma visite et ma virée avec lui à Ste Marthe ; il ne s'en souvenait plus ; je n'ai pas insisté.

J'étais venu à Marseille pour aider et participer à la fabrication du produit qui était pour
eux tout nouveau.J'ai fait la connaissance de M.LEMBO, M.M.Louis et Jean THIERS c'est ce dernier qui était le directeur à l'exportation et que j'aimais beaucoup ;il nous rendait souvent visite au Maroc ; Une petite anecdote à son sujet un jour j'étais avec lui dans la ville de MOGADOR (Essaouira je crois) dans un bar il y vait des assiettes remplies d »amuses gueule » et dans un des plats il y avait des sortes de crevettes grillées, je l'ai poussé à les déguster à tel point qu'il en a terminé le plat. Au retour à Casa et avant son départ je lui ai avoué que ce qu'il avait mangé avec beaucoup de plaisir, c'était des SAUTERELLES. A ma grande surprise cela l'a mis véritablement en colère et je m'en voyais désolé ; il est resté pas mal de temps fâché avec moi.

Par la suite pour augmenter le litrage avec mon équipe nous faisions le même travail que j'avais pratiqué chez Berger.Il faut dire que RICARD marseille nous a beaucoup aidé en nous envoyant de la Publicité ( brocs,verres,etc .) nous faisions des mignonnettes , je me rappelle aussi du fameux film de l'actrice THILDA THAMAR ,dont Mr RICARD était le producteur, nous avions reçu les champions de boules français avec lesquels nous avons parcouru tout le Maroc et comme bouquet « LA CARAVELLE » avec son chauffeur dont je ne me souviens plus du nom et qui était très sympathique, malheureusement au Maroc il y avait des émeutes tous les jours; moi je faisais ma tournée en portant une arme sur moi, mais le chauffeur avait peur à tel point, alors que nous nous trouvions à FEZ , il a pris la décision de tout plaquer et de rentrer à Marseille ; Il a fallu se débrouiller pour rentrer ensuite à Casa.

Si mes souvenirs sont exactes nous avions reçu Mr RICARD fils je pense que c'était Patrick (il ne me reste qu'un vague souvenir) il était venu avec une « DODOCHE » 2 chevaux (excusez moi ma mémoire me fait peut être défaut (à 80 ans), nous avons fait une sortie pour lui faire visiter le pays mais je ne sais plus où !.
J'avais innové pour ajouter un plus à la vente du produit : quand une ville ne produisait
pas assez ; j'emmenais son représentant passer 1 ou 2 jour dans un endroit où le Ricard
se vendait bien et quand il repartait dans son secteur il était « gonflé » et la cerise sur le
gâteau: nous arrivions avec 4 ou 5 représentants des autres secteurs et nous défilions
dans la ville avec nos voitures publicitaires et j'organisais des dégustations dans les bars les plus fréquentés ;.nous pouvions faire au maximum 2 établissements le midi, et si nous restions le soir nous répétions notre même formule .
Si je me souviens bien quand je suis parti nous étions à 70.000 litres mensuel.Je suis parti parce que là aussi j'avais fait des jaloux, on trouvait qu'avec ce que je touchais la maison (SARM) aurait pù se payer 3 représentants. RICARD m'avait bien offert à cette époque un poste en Espagne (je parle couramment cette langue) mais j'ai refusé, je ne me revoyais pas refaire de la prospection et des dégustations .Six mois auparavant en revenant de la région de " KASBAH TADLA"(village au nord de Casa) j'avais été bloqué dans la nuit par des hommes armés qui m'ont fouillés pour savoir si je portais une arme sur moi ; heureusement que quelques temps avant, le syndicat des représentants nous avait bien
recommandé de ne plus porter d'armes sur nous car on risquait de se faire égorger ; c' est que l'indépendance avait été décrété depuis pas mal de temps.
Toutes ces événements m'ont incité à rentrer en France tous les jours je risquais ma peau etj'ai fini par donner ma démission au grand soulagement comme d'habitude de mon directeur Mr GUIEU.
Je suis rentré à Nice dans la ville de naissance de ma femme ; et là nous avons ouvert
un bar ; RICARD à cette époque m'avait offert 7.000 frcs pour refaire ma vitrine, et plus tard j'ai reçu la visite de Messieurs RICARD et PASQUA qui étaient venus à Nice à l'occasion d'une grande course et qui par la même occasion m'ont rendus visite.
J'ai voulu écrire cela pour aider tous les représentants qui feraient ce métier et leur faire
comprendre que l'on peut faire ce boulot qui est ou qui était formidable qui vous apprend beaucoup de choses comme la psychologie(savoir si on peut taper sur le ventre d'un client quand on le rencontre ou si on doit le saluer obséquieusement).
Mais attention il faut savoir s'arrêter et faire autre chose...
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# Posté le vendredi 10 mars 2006 11:49

Modifié le samedi 11 mars 2006 16:31

LIVRE D'OR

LES CONNAISSANCES UTILES

Toutes les semaine si vous me le permettez je mettrais en pages quelques connaissances, qui je pense vous plairont. Faites le moi savoir je vous prie.

(roland.busson@wanadoo.fr)

Si vous ne comprenez pas un mot ou le nom d'un produit, consultez les moteurs de recherche.


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J'ai retrouvé ce livre dans ma cave, il doit dater des années 1905-1910. Il traite les arts et métiers, DE TOUT, SUR TOUT, POUR TOUS...
Ouvrage contenant les tours de mains et les procédés les plus modernes (de cette époque) pour la fabrication de tout en général : BOIS/FER/VERRE/PORCELAINE/PAPIER/TISSUS/DORURE/AGENTURE/NIKELAGE/EMAILLGE/VERNISSAGE/PEINTURE/TIMRES EN CAOUTCHOUC/ENCRES/COLLES/CIMENT/BADIGEONS/MANCHONS A INCANDESCENCE ETC...ETC.


AUTEUR Marcel BOURDAIS




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Amollissement du caoutchouc


Pour amollir les objets en caoutchouc ,il suffit de les laisser tremper quelque temps dans un bain composé de deux parties d'eau pour une partie d'ammoniaque

Amollissement de l'ivoire et de l'os


Pour l'ivoire seulement

Prenez 100 gr d'esprit de nitre(nitrate-salpêtre)
500 gr de vin blanc ou de vinaigre. Laissez cette solution pendant 3/4 jours;au bout de ce laps de temps, l'ivoire doit être mou et souple
ou bien prenez une grosse racine e mandragore (plante vivant au bord des rivières au sec,
on ne se sert que de la racine ,cette plante est toxique) coupez la en petit morceau que vous ferez infuser d'abord et bouillir ensuite dans de l'eau. Après réduction, vous plongez l'ivoire et faîtes bouillir, et l'ivoire s'amollira comme de la cire.

Pour l'ivoire et l'os :

prenez
Soude dalian 500gr
Chaux vive 125gr
Eau 2 lit
faites bouillir l'eau d'abord et mettez soude et chaux dans l'eau bouillante . Laissez reposer
pendant 3 jours. Siaubout de 3 jours l'eau est presque rouge, elle est assez forte si non il faut y mettre soude et chaud. La couleur presque rouge obtenue on y fait tremper l'ivoire et les os qu'on veut amollir. Au bout de 15 jours ils seront comme de la cire molle.

Bouchons rendus imperméable


Il suffit de les tremper dans la paraffine bouillante ou presque ou bien dan le bain suivant :

Cire vierge 100 parties
Suif 25 parties

Conservation des bois


Pour préserver le plus longtemps possible les effets de la pourriture les bois blancs destinés à être enfoncés dans la terre, l convient d'abord de les carboniser à une profondeur de 4/5 millimètres sur toute la surface qui doit être plongée et même à 30 cm au dessus : ensuite il faut les enduire de 3 ou 4 couches de goudron bouillant. Ce moyen convient surtout pour les tuyaux de conduite en bois placés sous la terre, pour les tuteurs des plantes et des arbres, pour les échalas,les perche à houblon,les palissades, les clôtures, les barrières, et en général pour les bois exposés à un excès d'humidité.

Autre

Par un procédés couteux le charbon sulfuré ayant été changé en charbon vitriolique est mis en contact avec le bois et attire l'humidité; étant également exposé à l'influence de la pluie le sulfate de fer contenu dans le charbon st dessous et pénêtre lentement et graduellement dans le bois qui s'en imprègne et qui pour ainsi dire se minéralise.

Autre

Sulfate de cuivre : 6 kg par mêtre cube. On fait une solution,et l'on procède de la façon suivante.
On couche les pièces à conserver horizontalement sur le sol on fixe à une des extrémités une sorte de réservoir en forme de peche, au moyen d'un tube en caoutchouc, ce réservoir en communication avec le bassin qui renferme la liqueur préservatrice et qui doit toujours placé à une hauteur de 4 ou 5 m. La solution descend alors dans la peche, pénètre dans le bois, le parcourt dans toute sa longueur et y dépose le sulfate de cuivre quelle contient, tandis que sa partie aqueuse va sortir à l'extrémité opposée, en entrainant avec les matières séreuse emprisonnées dans les porcs ligneux.

Cassis Liqueur


On met dans un vase pour les laisser infuser ensemble pendant 15 jours, 1 kg de baie de cassis, 2 gr de girofle et de cannelle, 3 litres d'eau de vie et 750 gr de sucre. Il faut avoir soin de braser ce mélange chaque jour pendant les 15 jours, au bout desquels, après avoir écrasé le cassis et passé le mélange à travers un linge avec expression, on filtre la liqueur, et, quand elle est bien claire, on la met en bouteille. On peut ajouter le sucre qu'après avoir passé le liquide à clair.

Autre

On fait infuser pendant un mois, dans 4 litres d'eau de vie, 1 kg de cassis bien mûrs, 5 ou 6 feuilles de cassis, 4/5 clous de girofle, 25 ou 30 amande de noyau de pêches ou d'abricots. Au bout de ce temps on passe l'infusion, on y ajoute un sirop de sucre préparé avec 1 kg de sucre et un suffisante quantité d'eau t on filtre la liqueur si c'est nécessaire.





Ciment pour réparer le marbre


Pour raccommoder un objet de marbre cassé, on réunit les deux parties qu'on veut coller ensemble, après les avoir enduite d'un mélange de 2 partis de cire et de 1 partie de résine avec 2 parties du même marbre pulvérisé. Il faut que le marbre soit bien sec et le ciment légèrement amolli par la chaleur. On rebouche les fentes des marbres avec de l'eau de colle dans laquelle de albâtre en poudre pour le marbre blanc; de l'ardoise pour le gris; de l'ocre pour le marbre rouge ou brun. On polit ensuite la surface avec de la pierre ponce très fine, du tripoli et du blanc d'espagne.

Ciment pour le marbre et l'albâtre


Ciment 10 g
Chaux éteinte 5 g
Céruse en poudre 5 g
Craie pulvérisé 1 g
Silicate de soude 25 g

Eau nécessaire pour faire une pâte homogène; employez cette composition de suite, car elle devient dure très promptement.

Ciments de bois


Ces ciments servent à remplir les inégalités du bois. Il faut remarquer que ces ciments n'offrent une prise durable que sur des bois très secs; ils devront être colorés, suivant la couleur des bois que l'on voudra cimenter

Ciment de bois

Gomme arabique 1 partie

Eau 2 Parties

Fécule de pomme de terre 3/5 Parties

Décoloration de tous tissus, peaux, crins, etc


Voici comment ce résultat est obtenu, en prenant par exemple un ruban de satin double face, chaine soie, trame coton, dont les fils ont été teints en nuance myrte.
On procédera de la manière suivante pour obtenir la décoloration du ruban :
Dans une cuve de formes et de dimensions quelconques, on fait un mélange de produits suivants :
Eau 100 L
savon 200 gr
Potasse 500 gr
Carbosulfure 500 gr
Eau oxygénée 3 L
Silicate de soude 2 kg

Par les moyens ordinaires, on porte ce mélange à l'ébullition et on y plonge à ce moment là le tissus, dont on voit disparaître graduellement la couleur jusqu'à être ramenée à celle qu'il aurait eue si il avait été fabriqué en fil de soie ou de coton non teints.
Si au lieu d'attendre la décoloration complète, on voulait conserver au tissu une des couleurs intermédiaires qui se relèveront pendant l'opération, il suffira de retirer du bain au moment précis ou cette couleur apparaîtra.
Lorsque qu'on a atteint ce résultat, pour l'un ou pour l'autre de ces cas, on retire le tissu de la cuve et on le met au séchage en chambre noire, sans lui faire subir aucun lavage.
Le séchage étant complet, le tissu est alors prêt à recevoir la nouvelle teinture qu'on lui destine.

Destruction de tous les les parasites végétaux
et animaux de la vigne et des arbres fruitiers


La composition de ce produit est la suivante:
Hydrocarbonate de cuivre--Sulfate de fer déshydraté--chaux--dextrine--kaolin ou
silicate d'alumine.
Toutes proportions pourrait convenir.
Celles qui sont employées de préférence sont les suivantes :
15% d'Hydro-carbonate de cuivre
15% de sulfate de fer
10% de chaux
4% de dextrine
4% de kaolin ou silicate d'alumine.
Le mode d'emploi est le suivant :
Pour le badigeonnage de la vigne et des autres arbres fruitiers, on met dans un
récipient de 25 à 50 parties du produit ans 100 litres d'eau, on agite fortement avec un bâton, et avec le liquide obtenu, on badigeonne avec un pinceau la souche comme l'arbre,
dans toutes ses parties, en ayant soin de ne laisser rien à découvert de l'écorce jusqu'à
10 centimètres de la partie couverte par la terre.
Cette opération pourra se faire après la tombée des feuilles; pour la vigne, jusqu'au moment de la végétation et pour le arbres fruitiers, dés que le bourgeon se trouve en son état d'évolution.
Pour les branches à frut il faudra prendre soin d'asperger seulement sans frotter sur les bourgeons.
Dihydro-carbonate pourra être remplacé par tout autre dérivé du cuivre.

Encens d'église


Oliban 250 gr
Benjoin 125 "
Storax 60 "
Sucre 50 "
Nitre 75 "
Cascarille 30 "
Mettez avec soin

Embaumement


Mélangez pour conserver les dépouilles d'animaux

Arsenic 32 parties
Carbonate de potasse 12 parties
Eau distillée 32 parties
Savon de Marseille 32 parties
Chaux vive 4 parties
Camphre 1 parties

Liqueur pour conserver les animaux


On fait bouillir ensemble 1 kg de sulfate simple d'alumine, 100 gr de noix vomique en
poudre et 3 litres d'eau , jusqu'à que le tout soit réduit à 1 kg 1/2 de liquide. Quand
ce mélange est refroidi, on tire à claire(filtrer)

Autre
Sel de cuisine 1 kg
Alun 1 kg
Nitrate de potasse 500 gr
Eau 20 kg

Encre de sureté


L'en cre de sureté de Mr ELLIA bleue d'abord, devient en quelques heures, d'un noir
parfait, de plus, elle est limpide comme l'eau de roche et elle conserve cette limpidité
tout le temps qu'elle séjourne dans l"encrier. Enfin elle est indesctructible et présente cette
avantage qu'on ne peut l'enlever et, par suite, prévient les faux.
Elle se compose de:

Indigo 1 partie
acide sulfurique et
acide hyposulfurique 7 --
Eau 92 --

Encre pour graver le verre


On sature de l'acide fluorhydrique du commerce par de lamonnaie, on ajoute un volume égal d'acide fluorhydrique et l'on épaissit ac un peu de sulfate de baryte en poudre
fine. On peut écrire avec une plume métallique; l'encre mord presque instantanément ; il suffit ennuie deaver à l'eau.
Autre

1° Dissoudre dans 500 gr d'eau environ 36 gr de fluorure de sodium et 1 gr de sulfate
de potasse. 2° Dissoudre dans 500 gr d'eau 14 gr de chlorure de zinc et ajouter 65 gr d'acide chlorhydrique; mélanger les deux solutions en parties égales et les appliquer sur le verre soit à la plume, soit au pinceau. après une 1/2 h, l'inscription tracée est mate et on lave à l'eau.

Encre pour marquer les sacs de toile


Mettre dans le feu dans un vase de terre, 150 gr de gomme arabique blanche, la
solution faîte, y vrser 35 gr de glycérine et 20gr de sirop de sucre, on mélange intimement
et on philtre la liqueur à travers une toile fine. Cette solution chaude, sert à faire ds encres de toutes les couleurs par simple adjonction à 100 gr du liquide de 150gr d'une couleur
d'aniline quelconque.
Une autre encre se prépare avec:

Asphalte 30gr
Baume du canada 30-
Essence de térébenthine 120 gr
Noir en poudre : quantité suffisante.

Dissolvez l'asphalte et le baume dan l'essence et ajoutez assez de noir pour faire
une pâte.

Encre pour écrire sur les photographies


Elle se formul ainsi :
Iodure de potassium 10 parties
Eau 30 parties
Iode 1 partie
Gomme arabique 1 partie

On écrit sur un coin noir de l'épreuve et l'écriture devient bientôt blanche par
la conversion de l'argent en iodure.

Enduit pour les toiles à tableaux


Terre de pipe 1 partie
Baryte "
Oxyde de zinc "
Céruse "
Craie ou carbonate de chaux 2 partie
Glu "
Térébenthine ou autres résines "
Caoutchouc dissous 4 "
Huiles grasses 2 "
Huiles végétales ou essentielles 4 "
Huiles minérales 3 "
Huiles animales 1 "

Enduit pour toiles et cordes


On fait fondre 10 parties de résine, on y ajoute 15 p d'huile de poisson,ou de colza
et on passe le tout à travers une grosse toile. Cet enduit convient aux toiles à voiles et aux cordages. Il s'applique chaud sr les toiles et les cordes.

Crême de moka (ordinaire
)[/g]

Café moulu torréfié 300 gr
Alcool à 85° 5 L
Sucre 3 kg

Faire macérer pendant 15 jpours le café dans l'alcool, passez à la chausse(filtrer),
et ajouter le sirop de sucre et l'eau pour faire 20 litres.

Autre

Café moka 1 kg
Amandes amères 200 gr
Alcool à 85° 8 litres
Sucre fin 11 kg
Eau 5 litres

On torrifie le café au brun, on les passe au moulin, on fait infuser, on distille et rectifie, et on ajoute le sucre et l'eau. Produit 20 litres

Caramel mou


Faîtes cuire dans un poêlon 1 kg de sucre avec 1/2 litre d'eau et une gousse de vanille. Lrsque le sucre est cuit au boulé (prendre un petit récipient d'eau trés froide,y tremper le pouce et l'index, les secouer afin qu'il ne reste plus de gouttes d'eau et prendre un peu de cuisson de sucre et remetre aussitôt les doigts avec le sucre dans l'eau, et vous essayez de faire une petite boule molle avec votre sucre) c'est le sucre au boulé. On ajoute ensuite un verre de crême. Remuez doucement jusqu'au fort boulé.On verse alors sur le marbre, et sitôt qu'il est un peu refroidi, onle manie vivment avec une spatule en fer, de manière à le rendre blanc et opaque. Cette pération demande 10 à 15 minutes. Ce fondant doit avoir la consistance d'une pâte molle.

Caramel (préparation du )


Faîtes fondre le sucre dans un peu d'eau et le faire cuire jusqu'à qu'il brunisse,
plus on le laisse bruler,plus il brunit, mais plus aussi le goût en deviens amer; on doit donc saisir le moment où il est assez brun, sans le laisser noircir, y jeter tout de suite,en le retirant du feu, un peu d'eau chaude,le faie fondre de nouveau ainsi en l'amenant à la consistance d'un sirop épais.

Pâte à cuivre


Pour nettoyer le matériel en cuivre, on utilise une recette toute simple mais qui marche plutôt bien: la pâte à cuivre. Elle se compose de farine, du sel et du vinagre d'alcool. La pâte doit être semi-liquide et on frotte ensuite avec une éponge en aluminium. Résultat garanti !

Dédorage des objets en verre ou en porcelaine


Pour enlever l'or sur les objets en verre ou en porcelaine, il suffite de les laisser tremper quelque temps dans l'eau régale(conultez moteur de recherche sur google),
c'est à dire jusqu'à complète disparition de l'or. L'orsque que l'ona à traiter des objets cassés, il faut les éduire en morceaux trés petits, afin de les metre dans une passoire en terre, comme s'en servent les doreurs, et les laisser tremper dans l'eau régale, comme il est dit plus haut, puis les laver ensuite plusieurs fois à l'eau claire et ajouter l'eau du premier lavage à l'eau régale,afin de ne pas perdre l'or pouvant se trouver dans l'eau de lavage.

Dédorage des métaux


Rep. au même.A part le dédorage par la pile, on peu se servir du procédé suivant.
Acide sulfrique conentré 10 parties en volume.
Acide azotique 1 partie en volume
Acide chlorydrique 2 parties en volume

On y pend des objets pur cependant les retirer souvent, afin de suivre la marche de l'opéraion.
Pour réduire l'or du bain, ce dernier sera fortement étendu d'eau, puis on y versera en excés, une solution de protoxyde fer.__ On rconnait que le liquide filtré ne contient plus d'orquand l'addition d'une nouvelle partie de fer n'occasionne aucun trouble.
L'or précipité sous forme de poudre rougeâtre ou noirâtre est receuilli dans un filtre, désséché dans une poële en fer avec des poids égaux aux siens de borax, de salpêtre et de carbonate de potasse, puis porté au rouge blanc au creuset on fond duquel on trouvera calot d'or chimiquement pur.


Désincrustant pour Chaudières

M. Hans Faricius a inventé un nouveau procédé de désincrustation des chaudières qui appliqué depuis 1 an dans les houillères de Steierdof, en hongrie, donne d'excellents résultats.Ce procédé consiste à ajouter à l'eau d'alimentation une mixture composée de 9 parties d'un chromate soluble et 1 partie de soude qui transforme qui transforme les carbonates en dissolution dans l'eau en chromates insolubles, précipités alors à l'état de boues si peu adhérentes qu'un simple lavage au balai suffit pour en débarrasser les chaudières.
Il a même été constaté que l'emploi de ce procédé avait eu pour résultat de détruire graduellement les incrustations calcaires déposées sur les tôles antérieurement à son usage.
La quantité de mixture à employer est habituellement de 3 Gr par m3 d'eau. Ce poids doit être augmenté lorsqu'on a traité des eaux fortements calcaires. Même dans ce cas, l'usage de ce procédé n'entraine donc qu'une dépense insignifiante.

Procédé de fabrication rapide de l'eau oxygénée

A de l'eau acidulée par l'acide chlorhydrique dans des proportions convenables,on ajoute un mélange préparé à l'avance de bioxyde de baryum et de sulfate de soude cristallisé.
Le bioxyde est décomposé par l'acide chlorydrique; il se forme de l'eau oxygénée et du chlorure de baryum en même temps qu'il y a dégagement de chaleur.[/
i]
Pour rafraîchir les fleurs flétries


Pour rendre aux fleurs coupées qui commencent à se flétrir leur fraîcheur primitive, plonger l'extrémité de leurs tiges dans de l'eau bouillante, de manière que le tiers de la tige plonge dans l'eau. Lorsque cette eau est refroidie, la fleur se redresse et reprend sa fraîcheur.Il faut, avant de remettre les fleurs dans l'eau froide, couper une partie de la tige qui trempée dans l'eau bouillante.

FLEURS STERILISES


Un format très intéressant et encore peu connu consiste dans la conservation des fleurs et des plantes avec leur aspect et leurs couleurs naturels. Les plantes préparées de cette façon semblent avoir été cueillies fraîchement et se conservent dans cet état pendant des mois et des années. Les vases et les jardinières pourront être garnis de bouquets qui semblent avoir été cueillis le jour même.
On procède de la façon suivante : on lave 1 litre de sable fin blanc tamisé et on le sèche ensuite. On prépare une solution de 3 grammes de stéarine, 3 grammes de parafine et 3 grammes de salicylique dans 100 grammes d'alcool très fort que l'on a chauffé au préalable dans une bouteille plongée dans un bain-marie. On le verse ensuite sur le sable sec et chauffé. Il faut pendant toute l'opération remuer avec un bâton afin que chaque grain de sable soit baigné par la solution . On laisse ensuite sécher le sable à l'air. On prend une boite suffisamment grande pour contenir les fleurs à préparer. On répand su le fond de la boîte une couche de sable, sur laquelle on couche les fleurs à stériliser . Le mieux serait de traiter chaque fleur séparément . Si on les réunit en bouquets, elles ne doivent pas être trop serrées. On répand le sable dans les intervalles jusqu'à ce que toutes es plantes soient recouvertes . On place ensuite la boîte pendant 2 jours à un endroit ou la température de 30° à 40° (sur un poêle de cuisine). On retire le sable avec précaution. Le meilleur moyen est de faire un trou dans le fond de la boite par lequel le sable s'écoule lentement. On enlève ensuite les fleurs qui se conserveront trés longtemps à l'état frais. Si par hasard quelques fleurs on pâli, e qu'il est impossible d'éviter pur quelques unes , on les ravive avec des couleurs d'aniline ; les fleurs délicates doivent être suspendues dans la boite au moyen d'un petit fil de fer.
Pour rendre ces objets encore plus naturels, on peut répandre à leur surface un peu de parfum, par exemple de l'essence de rose, de jasmin, de linafol (pour le muguet), de violette, de l'héliotrope, etc.
Bien que ce procédé réclame une attention méticuleuse, les résultats qu'on en obtient sont si beaux, qu'ils font oublier cet inconvénient

( voir en pharmacie pour les acides salicylique et stearine(stearique)

Pour faire voyager les fleurs


Pendant les grandes chaleurs, il n'est pas facile de faire parvenir à ses amis des fleurs fraîches, pour peu qu'elles doivent voyager.
Voici un procédé aussi facile que pratque pour préserver le fragile envoi des atteintes de la canicule.
Expédier les fleurs dan une boite en bois, maisnon sans avoir eu soin de laisser trmper la boite dans l'eau pendant une heure avant l'emballage.
De cette façon, la boite, au lieu de pomper l'humidité des fleurs, leur en fournit.

Moyen de recueillir le parfum des fleurs

Monsieur J.Passy vient d'imaginer pour recueillir le parfum des fleurs les plus délicates, un procédé qui donnerait,affirme-t-il, les meilleurs résultats et qu'il a appliqué avec succés à des fleurs dont l'essence n'avait pu être jusqu'ici obtenue, le muguet,par exemple.
Actuellements, les fleurs sont traitées industriellement par deux méthodes bien distinctes,la macération et l'effleurage.
La macération est appliquées à toutes les fleurs, comme la fleur d'oranger ou la rose, qui contiennent leurparfumtout formé. Le principe de la méthode est d'extraire cette essence dont les cellules dont les cellules de la leur sont imprégnées. Cette extraction est réalisée: soit en plongeant les fleurs dans de la graisse fondue, dissolvant de qualités exceptionnelles, et en séparant mécaniquement la graisse parfumée du tourteau des fleurs, soit en les distillant, soit en tratant les fleurs par des dissolvants volatils: ether, ether de pétrole,etc.
L'effleurage est utilisé pour les fleurs--et c'est l'immense majorité--qui ne possèdent pas en elles le parfum tout formé. Ce parfum est produit par la fleur d'une façon contnue jusqu'à ce qu'lle soit flétrie. Il faut don recueillir le parfum au fur et à mesure de sa production, et d'autr part,prolonger autant que possible l'existance de la fleur. Dans ce but, on étale les fleurs sur des chassis couverts de graisse, ces chassis forment par leur superposition, des espaces clos dans lesquels se diffuse le parfum. Quand les fleurs se sont flétries,o les remplace par de nouvelles. La graisse joue le rôle d'un absorbant, qui finit par se charger trés fortement d'odeur. La vie des fleurs a été respectée; le parfum résultant à chaque instant de l'activité vitale des cellules est mis en réserve dans le corps gras, etb la récolte du parfumn'est limité que par la durée de survie des fleurs.
Ces remarques ont précisémnt conduit M Jacques Passy à imaginer son procédé. Il faut à la fois respecter la vie de la fleur et recueillir tout le parfum formé, au fur et à mesure de sa formation.Or l'eau est presque aussi inofensive que l'air pour la fleur;la fleur y vit assez longtemps. L'eau se prête parfaitement la diffusion et à la récolte du parfum. M.Passy immerge donc complètement dans l'eau les fleurs; quand l'eau est suffisament chargée de parfum, on la remplace,et il suffit d'épuiser par de l'éther l'eau parfumée pour isoler le parfum.
On peut d'ailleurs perfectionner la méthode en remplaçant l'eau pure par une solution saline dosée de façon qu'elle possède sensiblement le même pouvoir osmotique que les liquides acqueux qui imprégnent les tissus de la plante. Les fleurs vivent plus longtemps dans l'eau salée que dans l'eau pure. On a donc prolongé la vie des fleurs,et,par conséquent accru la dose du parfum secrété par la fleur.

Lait pour taches de rousseur.

Sulfophénale de zinc 2,5 gr
Oxyde de zinc 15 gr
Soufre précipité 8 (pour l'acné)
Eau de cologne 30
Glycérine 30
Eau de roses 300


Lessive a extrait concentré de cendres végétales

par M J RANQUILLE


En combinant dans les proportions suivantes, qui n'ont rien d'absolu,les differents sels contenus dans les cendres végétales, à savoir:
16% de sulfate de potasse
2% de chlorure de potassium
76% decarbonate de potasse
6% de carbonate de soude
on obtient une lessive pour blanchisseries et ménagères en pettes tablettes du poids de 0.130. Chaque tablette fat un coulage de lessive ave 40 litres d'eau, nettoie le linge en donnant un beau blanc et lui laisse une bonne odeur identique à celle du linge coulé avec des cendres.

Lotion pour les cheveux.

Extrait d'huile de macis 4 onces
Huile d'olives 16 "
Amoniaque liquide 16 "
Esprit de romarin 32 "
Eau de roses 1 "[
Avec une spatule en bois, on bat à blanc l'huile de macis,en y ajoutant l'huile d'olives à quelques reprises et par assez fortes quantités à la fois, tandis qu'on ne met que peu d'ammoniaque, seulement juste de quoi donner un aspect savonneux à la composition.
Vers le milieu du cours de l'opération,
l'huile de macis doit prendre une couleur rouge granuleuse, et si cela n'arrive pas et qu'au contraire la masse devient gélatineuse, il est inutile de continuer la préparatio qui, dans ce cas ne réussirait pas. Lorsque l'huile d'olives est complètement incorporéeà la masse, on joint l'eau de roses à volonté,puis l'esprit de romarin et enfin la dernère potion d'ammoniaque. Il faut avoir soin de ne pas mettre plus de 4 grammes d'ammoniaque les premières fois. La couleur laiteuse de l'émulsion est due à l'addition du reste de l'ammoniaque. Préparée ainsi, la composition ne se gâte jamais, ni ne se décompose. L'opération entière ne dure pas plus de vingt minutes.

Mastic por réparer les panneaux en émail

Copal 5 parties
Gomme de damar 5 parties
Pulvériser trés soigneusement et mélanger
à la thérébenthine de venise 4 parties
et à autant d'alcool trés fort, afin de former une pâte épaisse puis ajouter
Blanc de zinc 6 parties

Punch à l'eau de vie


Tafia à 56° C 1 litre
Eau de vie à 58 ° C 8 -
Esprit de ciron concenté 2 cl
Acide citrique 10 gr
Thé hyswin 25 -
Sucre bonne quatrième 3,75 kg
Eau 8,4 lit

On fait infuser le thé dans la moitié de l'eau, on laisse refroidir,on ajoute le tafia, l'esprit, le sucre et l'acide dissous, on colore au caramel, on olleet on filtre. Produit 20 litres


Rouille (Enlèvement de la rouille)

Pour enlever la rouille sur les outils, les tremper de 10 minutes à 2 heures ?selonl'épaissurde la rouille à enlever, dans une solution de chlorure d'étain dans l'eau, les objets sortiront, de ce bain légèrement étamés,rincer à l'eau claireplusieurs fois et sécher à la sciure, ou bien frottez les outils ave un chiffon de laine trempè dans une partie d'acide lactique et deux parties d'huile d'aspic, ou bien les frotter avec un chiffon de laine dans ne pâte faîte de soufre et d'huile, ou bien les frotter avec une pâte composée comme il suit:
Cyanure de potassium 10 parties
Blanc de meudon 20
"
Savon noir 20 "
Eau quantié suffisante

Ratafia de Cèleri

g]Alcool à 22° 5 lit
Semences de cèleri 250 gr
Semences de coriandre 31 gr
Girofle 4 gr
Sucre 1.500
On fait macérer pendant un mois, ensuite on distille au bain-marie; on fait un sirop avecle sucre et
2 litresd'eau. Cette liqueur reste incolore;on peut aussi la faire par infusion.


Ratafia de Cerises

Cerises aigres courtes queues
mondées et écrasées avec leur noyeau 4 kg
Eau de vie à 22° 4 kg
Aprés un mois de macération,passez avec expression, et ajoutez, pour chaqu500 gr de liqueur, 92 gr de sucre en poudre; filtrez. On prépare de la même manière les ratafias de groseilles et de framboises.

Ratafia de coings

Sucre de coings 3 kg
Alcool à 33° 1.500 gr
Sucre 1.200 gr
Amandes amères pilées 15 gr
Canelle 12 gr
Coriandre 8 gr
Macis 4 gr
Girofle 1.3-

On laise macérer pendant 15 jours et l'on filtre.

Ratafia de Genièvre
Graines de Genièvre
Faîtes infuser dans:

Eau de vie à 20°
2 lit
Ajoutez:
Canelle 16 gr
Clous de girofle 1 "
Anis vert 1 "
Coriandre 1 "
Sucre préalablement fondu dans un peu d'eau 500 "
Laissez infuser 6 semaines et filtrez.

Ratafia de groseilles
Egrener une quantité de groseilles rouges suffisante pour en obtenir 2 litres de jus. On ajoute à ce jus 3 litres d'eau de vie, 2 gr de canelle concassée et 1 g de clou de girofle; laissez infuser le mélange pendant un mois. Aprés ce temps, on soutire la liqueur, et on la pase à la chausse


Ratafia d'Abricots.

Canelle de ceylan 20 gr
Abricots 100 à 125
sucre 4 kg
Alcool 4 lit
Vin blanc 10 lit
Les abricot et le vin sont soumis à la chaleur, quand l'ébullition commence, on ajoute le sucre, l'alcool et la canelle et on laisse reposer 5 jours.

# Posté le vendredi 24 mars 2006 10:18

Modifié le jeudi 10 août 2006 03:11